Des vessies pour des lanternes.
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La CCVL* a décidé arbitrairement de supprimer la collecte du verre en porte à porte au profit de l'apport volontaire. Elle évoque des "raisons sociales", en fait l'exposition au bruit des agents lors du ramassage. Mais le principal argument avancé est que les quantités collectées sont similaires: Quoi de 9, l'organe officiel de la CCVL ne cite aucune source pour étayer ces chiffres. Et pour cause... La réalité est bien différente. Le verre collecté en porte à porte dans la CCVL représente 34,62 kg par habitant et par an en 2006. Le verre est collecté en apport volontaire dans le Grand Lyon. Les résultats sont édifiants : 18,02kg par habitant et par an en 2006. Il est précisé pour le Grand Lyon, qu'en millieu urbain le taux de collecte est supérieur (20,32), ce qui laisse supposer que pour établir une moyenne à 18,02, le taux de collecte en zone non urbaine doit descendre à 15kg. Si la décision d'abandonner la collecte en porte à porte devait être entérinée c'est, à l'échelle des 9 communes, près de 500 tonnes de verre par an (20 kg x 25 000 habitants) qui passeront du recyclage aux ordures ménagères avec toutes les conséquences que celà implique en terme écologique mais également en terme de coût, les incinérateurs de déchets ménagers n'apprécient guère le verre.
"Ce service, jugé trop luxueux par certains élus, n'est plus en phase avec les besoins des habitants." (Devant chez vous septembre 2007 p.16). Sur quels bases s'appuient de tels jugement ?
Si l'on suit jusqu'au bout cette écologie comptable à la petite semaine, il est sûr qu'il est préférable de vider son huile de vidange au fond du jardin. Les frais de collecte et le traitement sont ainsi réduits. Pourquoi ne pas carrément remettre au goût du jour les décharges sauvages qui égayaient jadis nos campagnes ? N'y a-t-il pas d'autres solutions à étudier ? La protection contre le bruit a fait des progrès depuis la boule Quies. Pour améliorer les conditions de travail, il existe aujourd'hui des casques qui permettent de filtrer le bruit quand il atteint des niveaux trop élevés, tout en permettant de converser avec son voisin: exemple. Une collecte en petit conteneur individuel (voir photo) plutôt qu'en caissette comme celà se fait en dans les Yvelines, pourrait réduire l'exposition des agents de collecte aux débris ? Par ailleurs la pollution sonore engendrée par le bruit des apports de verre tout au long de la journée pour les résidants qui habitent à proximité des futurs containers n'est pas évoquée, ni celui de la vidange de ces bulles à verre (exemple édifiant). Il est vrai qu'ils paieront leur redevance plus cher pour avoir le privilège d'entendre des dizaines de fois par jour une bouteille se briser, alors que les agents de collecte eux étaient payés pour subir ce genre de désagrément. Sans doute que ceux qui ont pris cette décision se sont portés volontaires pour que ces containers soient installés au pied de leur maison. Nos élus auraient pu réfléchir un peu plus pour voir quelles innovations pouvaient être mises en place, entre autres : La solution miracle de nos grands penseurs étant bien connue, on baisse les services et on monte les prix: de 10 collectes toutes les 2 semaines on passe à 5 et le tarif monte de 15%. C'est moins bien, mais c'est plus cher ! |
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